05.10.2008

Lendemain de soirée, réflexions et dépendance.

Il y a des soirées qui font rire le lendemain, et il y a des week end qui font réfléchir.

 

Je pourrai vous raconter comment j’ai énormément bu, et énormément rigolé jeudi soir au Cab. Mais je pourrai vous raconter comment sans boire une goutte d’alcool, ni rien faire d’illégal, j’ai encore plus ri un vendredi après midi.

 

Il y a des week end, où quand on se retrouve seule chez soi le dimanche soir après tout ce remue-ménage, on en a marre et on se demande si, finalement, on ne serait pas plus content avec une vie plus « consistante ». C'est-à-dire moins futile avec un vrai boulot intéressant, avec un homme qui nous connaît, qu’on n’a pas envie de mettre à la porte le lendemain, tout simplement parce qu’on habite ensemble.

 

Il y a des week end où on a envie de quitter Paris la dangereuse, Paris la fatiguante, parce qu’au fond, je suis provinciale.

 

J’ai un ami qui a beaucoup de dépendances, et qui lui aussi, doit se dire le même genre de chose après ces week end. Cet ami essaie d'arrêter tout ses excès, mais je sais que seul, ou entouré d’un certain genre de personne, c’est mission impossible.

Il me répète tout le temps qu’il arrête, et se prend en main, et moi je sourie, et félicite ses maigres efforts, et suis fière de lui en omettant ses rechutes. Je sais que quand je suis avec lui, il m’apporte le grain de folie qui me fait passer de bonne soirée. Mais en dehors de ces soirées, j’ai aussi appris à connaître quelqu’un de cultivé et d’intéressant. Avec plein d’humour. Et j’ai aussi appris à apprécier sa vraie personnalité, sans artifice, ce qui me fait dire que je le connais un peu, et que la personne qui j’apprécie, c’est vraiment lui, pas le petit « diablotin » qui amuse tout le monde en soirée.

 

J'ai surtout l'impression que quand il est avec moi, en mode off, il n’est pas totalement comme avec les autres. Peut être, inconsciemment, il essaie de « faire le mec bien », pour ne pas me décevoir(?) Peut être qu’avec moi, il réussit à passer des après midi à rire ou à se reposer, sans ressentir trop le manque, et sans assouvir ses dépendances. C’est bizarre de ressentir cette frêle incidence qu’on peut avoir sur quelqu’un, sans même forcément que cette personne le sache. C’est bizarre d’être sure au fond de soi-même qu’on pourrait aider quelqu’un, qu’on pourrait être la personne qui sache l’épauler, parce qui ne juge pas, la personne qui pourrait faire que ces rêves « d’arrêter » se réalisent.

 

C’est bizarre de savoir que cette incidence ne pourrait se changer en aide que si moi je fais le 1er pas, parce qu’il ne me demandera jamais de le faire. Cet ami, je l’apprécie beaucoup, et j’aimerai tellement l’aider à se qu’il soit mieux. Je sais que je serai capable de l’épauler, je sais que je suis exactement ce qui lui faudrait pour qu’il passe moins de « week end qui font réfléchir »

 

C’est bizarre, parce que, moi, ce soir, j’aimerai avoir quelqu’un dans un chez moi, qui m’apporte ce petit grain de folie, tout en m’apaisant et je sais que ce qui lui faudrait, c’est un chez soi avec quelqu’un qui le canalise, s’occupe de lui et l’épaule comme je pourrai le faire.

 

Peut être qu’on aurait besoin l’un l’autre pour s’apporter ce qu’on recherche

 

 

Peut être aussi, que quelqu’un comme lui ne changera pas. Addiction à la fête qui fait qu’on ne peut pas s’en passer. Peut être que son coté « Dr Hyde » me boufferai complètement, dans mon altruisme pour l’épauler, et personne n’en sortirai gagnant. Peut être.

 

Demain, quand mon ami reprendra sa vie normale, il sera de nouveau tenté dans ses excès, et je suis sure qu’il aurait besoin de moi pour le canaliser. Mais demain, je ne serais pas avec lui… Mais j’aurai voulu.

 

 

 

 

 

Pas de jugement dans les commentaires, merci. j'ai failli ne pas les ouvrir pour cet article, qui a été écris bien egoistement, juste pour coucher une idée que j'avais dans la tete. Je reprend bientot les articles marrants, et futiles...

Commentaires

Oh là, pas de jugement(s) de ma part, juste un très joli clin d'oeil pour cette superbe déclaration.

Écrit par : MeLL | 05.10.2008

Chouchou, c'est beau ! Je ne juge pas ici, tu sais ce que j'en pense en vrai. J'ai moi-même un ami qui connaît une autre dépendance et l'aider n'est pas toujours facile, j'ai appris que la décision doit venir de la personne concernée qui doit aussi trouver la motivation de dire non, sinon les amis ou les gens qui ont une incidence sont incapables de juguler le Mr Hyde.
Bises sweety tu fais boum boum dans mon coeur.

Écrit par : Guillaume | 05.10.2008

Moi je juge et vote contre les dimanches soir !

Écrit par : SAR | 06.10.2008

très joli article mon chat, je vais finir par pleurer, on l'aime bien cet ami c'est incontestable...

Écrit par : sarah | 06.10.2008

Tu sais bien que je ne connais pas le jugement donc je dirais juste que j'ai bien aimé cette note (et tu sais aussi que c'est rare que je fasse des "compliments"!)

Écrit par : Julie | 06.10.2008

j'ai une amie qui est dans le même cas que ton ami. J'ai essayé de la sortir de là mais je n'ai pas réussi. Je reste donc à ses côtés et je la motive.
J'espère qu'un jour, elle aura la force d'arrêter comme ton ami.

Écrit par : Cilou | 09.10.2008

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