08.04.2010
Faire sa mere Theresa
C’est bien connu, dans les relations amoureuses, les hommes aiment faire leurs héros, arrivant sur leur fier et immaculé destrier, prêt à sauver les jeunes filles paumées.
Moi, je ne sais pas si c’est que je ne suis pas assez paumée, ou si j’écoute mon côté masculin, mais depuis toute petite j’aime bien aussi faire mon chevalier, prendre soin des plus faibles. Quand j’avais 10 ans, j’avais même ramassé un oisillon tombé du nid, et l’avais tenu au chaud dans une boite à chaussure garnis de coton pendant tout le week end. L’issus de l’oisillon n’a pas été glorieux, puisqu’il est mort. Mais bon. Au féminin, ça s’appelle faire sa mère Theresa.
Au moment de mes premiers amours, j’aimais bien m’entiché de garçons venant de milieux sociaux différents de moi, j’étais gauchiste avant l’heure, ça devait être la génération SOS racisme « Touche pas à mon pote, c’est mon mec ». J’appelais ça le syndrome Jasmine et Aladin. Puis je me suis un peu lassée de tout ça, suite à plusieurs réflexion de mes beaux Aladin du style « que je ne pouvais pas comprendre, on ne venait pas du même monde ».
Alors j’ai repris des hommes de mon monde, mais je n’étais pas prête à abandonner le côté mère Theresa. Je suis donc tombé dans une spirale infernale que toutes les femmes connaissent un jour : le mauvais garçon. A ceci près, que les mauvais garçons que je choisis sont tous des fils de bonnes famille à fort potentiel d’héritage lucratif (comprendre, belle voiture bel appart, belle maison de campagne) mais qui a voulu jouer le rôle du fils rebel de la famille. Alors ça se traduit, au choix, par se faire retirer le permis pour alcoolisme (et donc tester la garde à vue), prendre des substances illicites, sortir dans les clubs branchés tous les soirs, avoir un penchant assez développé pur le champagne, et draguer en proposant du champagne rosé.
Bref. Avec le mauvais garçon, la fille tombe inévitablement dans le schéma « Il m’apporte le grain de folie dont j’ai besoin, et je lui apporte le calme qu’il le tempère, c’est magnifique, on est fait l’un pour l’autre ».
Si on a tenu jusque là, vient alors l’étape où le bad boy veut se calmer et vient donc chercher l’aide de la fille « en qui il a bien sure confiance ». Forcément plus que sa clique d’ami rapportés de soirées camées…
Le dernier mec que j’ai trouvé, je vous rassure, je n’ai pas tenu jusque là, mais par contre, Mr Mort téléphonique, c’était un peu mon bad boy à moi. Même si je ne l’imaginais que vraiment sur un malentendu comme le père de mes futurs et magnifiques enfants, depuis, mon nouveau célibat, on a passé pas mal de temps à discutter, et de bons moments. On se chariait, se soutenait, se conseillait. Je l’ai bien sur cru dans ses rêves de sobriété. Mais bon. Chassez le naturel, il revient au galop. Chassez un homme d’une femme toxique, il y reviendra dès qu’il pourra. Il doit être encore plus accro à elle qu'à sa poudre, et elle à la poudre qu'il lui offre. Chechez l'erreur.
Décidemment, depuis l’histoire de l’oisillon tombé du nid, j’essaie, mais je ne suis pas une bonne mère Theresa. Il faudrait peut être que j’arrête d’essayer?
11:53 Publié dans Dans mon lit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mecs, blog


Commentaires
Je note que l'oisillion, tu l'as mis dans une boîte à chaussure. Mère Thérésa, mais déjà Fashionata!!!
Écrit par : Anne-Lise | 12.04.2010
@Anne-lise : oui!! :D bisous jusqu'en Inde poulette!
Écrit par : Flo Loula | 12.04.2010
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