06.09.2010

Rentrée. Envies. Bilan.

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L’année des 25 ans est compliquée.

Même si on en meure d’envie, on ne peux plus mettre les mains sur les oreilles, taper du pied, se rouler par terre, et attendre que l’on décide pour soi. A 25 ans, on est obligé de devenir un adulte, ou au moins d’être responsable. On choisit, ou on continue selon son avancement, ses rêves, ses objectifs, ses envies, et on se façonne.

J’ai toujours préféré les gens passionnés parce qu’ils représentent ce que je travaille à être. Je muscle ma confiance en moi  comme j’ai raffermi mon corps à suer. Je porte des talons et du rouge pour véhiculer cette féminité qui m’est cher, et que je perds, au fur et à mesure des rencontres masculines qui n’y prête pas suffisamment attention. Je  m’offre le choix d’avoir des sujets de conversation avec mon interlocuteur en lisant des livres. Je veux apprendre le monde, comme j’apprends à me connaître. Je suis mon propre œuvre, et je me façonne, les mains pleines de grège, retouchant les ratés. Ce que j’aime, ce sont ces discussions, où je parle vite, sans articulée, parce que passionnée. Ce que j’aime encore plus, c’est écouter. boire ses paroles, et les sentir couler dans mon corps, me remplir et me satisfaire. Mais ce qui me fascine, ce sont nos silences. Le silence, c’est lorsque les discussions sont de trop, lorsque les âmes se comprennent, lorsque les yeux s’échappent, et se contemplent, lorsque les corps se désirent, satisfaits.

Aujourd’hui, j’ai décidé de nourrir mon esprit et mon corps un peu mieux. J’ai eu l’air d’une bobo, à remplir mon panier de légumes, de fruits, des « fleurs du mal » de Baudelaire, de « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan, et d’un livre du philosophe Cioran. Je vais pouvoir lire mon premier livre de Michel Houellebec. On m’a offert son dernier roman, à la terrasse du Flore, en y inscrivant un petit mot sur la 1ère page.

J’ai eu envie d’écrire toute la journée, sur tout, voulant coucher des mots, des maux et de grandes décisions, construire des théories. Je ne serais jamais écrivain, je n’aime pas raconter les histoires, je n’aime que tenter de décrire les sentiments. Cela paraît tout d’abord simple, tant il est palpable, clair et franc, ce sentiment. Puis on se rend compte que trouver les mots n’ai pas si aisé. D’autres l’ont fait, et l’ont bien fait. Seul la culture de la langue française permet de réaliser ce rêve. Les idiots ne peuvent que ressentir, les savants réussissent à décrire. Certains grands hommes, grands philosophes, ont vécu seuls, et tristes, mais ont su donner de leur expérience, comme des martyres pour la population. Ce n’est pas mon objectif. Je ne veux pas marquer mon époque, je veux simplement la vivre.

Faire des listes des livres qui me font envie, des expos qui m’intéressent. Je veux comprendre ce qui m’entoure, et donner raison à ceux qui pensent que Paris est la plus belle ville du monde. Au delà des terrasses, Paris est belle,  et a tout à donner.

Il y a une nouvelle serveuse au BDM, et lorsque je traverse le boulevard Saint germain, j’ai l’impression d’être chez moi. Je suis devenu germanopratine, et j’ai le sentiment de prêter le jardins du Luxembourg aux touristes, et promeneur que je croise quand j’y fait mon running.

Se souvenir de tout ce qu’on doit construire, et le réussir. Ne pas se focaliser sur ses échecs, apprendre de toute expérience. L’épicurisme responsable. C’est ce que je me souhaite pour mes 25 ans, qui sont dans 3 mois et demi. RDV en décembre pour le bilan.

 

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Commentaires

Offrir un Houellebecq je trouve ça un peu douteux comme cadeau !

Écrit par : SAR | 11.09.2010

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