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  • J'en ai fini avec toi. Epilogue d'un roman amoureux et bancal

    Il paraît que cette année 2010, j’avais mars et venus côte à côte, comme dans mon année de naissance. Il paraît que c’est bon pour les amours. En janvier, je me suis faite larguée, je sais pas si vous vous souvenez, pas le masseur. J’ai réfléchis, me suis retrouvée. Foncièrement, je ne suis pas malheureuse seule. Je voudrais juste quelqu’un qui me prend dans ses bras le soir. Réellement, j’ai remplacé ce manque par l’amitié. J’ai trouvé des gens très attachés à moi, à qui je veux faire plaisir, oubliant dès fois un peu ce que je voulais. J’ai fait tout pour ne plus penser, en pas affronter. Poncé, peint, repeint, patiné, acheté, sorti, bu, trainé, couru, écris et lu. Acheté des fleurs et fait la cuisine, j’ai cherché ce qui me passionnait. Et j’ai réfléchis.

    J’ai réfléchis comment un homme peut vous briser. J’ai repensé aux petits mots, jetés au détour d’une conversation, et compris pourquoi j’étais devenue une autre. Dans une relation, l’essentiel est de se trouver, de trouver l’autre, mais surtout de ne pas se perdre. L’année dernière, je me suis perdue, modelée à sa convenance, et comprimé mon caractères et mes envies pour lui. Je pensais qu’en le rendant heureux, j’y trouverai une satisfaction.

    Avant lui, j’étais bien. Comme toujours, j’expérimentais mes propres limites, en essayant d’oublier celles que m’a données l’éducation de mes parents. J’expérimentais les paradis artificiels, et les soirées qui n’en finissent plus, je goutais aux relations d’adultes, celles où on ne revoit pas forcément la personne après, et je me suis lassée. Je me délectais du pouvoir que j’avais sur les hommes, en étant sûre de pouvoir en trouver un pour la nuit, si je le désirais.

    Avec lui, j’ai perdu ce regard de charognard. J’ai trouvé un regard doux, plus proche de celui du frère que de l’amant.

    La vérité, c’est que le manque de sécurité affective m’a tué plus avec lui que lorsque j’étais célibataire. Vouloir hurler son amour lorsque l’on a peur de ne pas avoir de réponse, c’est rongeant, frustrant. Et même quand les trois mots sont dit, le manque de sécurité, n’est toujours pas là. Qui sait comment et quand cela peux se finir ?

    La vérité, c’est qu’avec lui, j’entendais 3 fois par semaine qu’il fallait que je mange moins, qu’il fallait que je fasse plus de sport, et qu’à 23 ans, c’est dramatique d’avoir de la cellulite. Lorsqu’un homme regarde plus nos capitons que nos fossettes, c’est désarmant. Je réentend mes amies que dire que c’est un goujat. Aujourd’hui j’acquiesce.

    La vérité, c’est qu’au delà du couple que je formais avec lui que toutes trouvaient esthétique et parfait, il ne m’a que très rarement touché, trop occupé à ses problèmes, trop fatigué. Des centaines de nuits avec lui, mais si loin. La légende est donc vrai : c’est qu’une nana mal baisée est frustrée.

    J'ai beaucoup écris sur lui, mais il n'a jamais lu ce blog, ou la seule fois où je lui ai fait un copié/collé, il a trouvé ça niais :

    • quand on s'est rencontré (avec une chanson, de lui, c'était beau...)
    • quand on s'est engueulé (c'était triste, mais j'ai eu plein de commentaires!)
    • quand j'étais à fond dedans mais lui non (no comment)
    • et  lorsqu'il est parti la 1ere fois (pitoyable)
    •  lorsqu'il est revenu (article pourri, mais rebelote, plein de commentaires!)
    • et enfin  quand il est finalement reparti pour de bon

    En voyant tout ça, je pourrai écrire un livre sur nous deux, avec comme chapitre final cet article, et en épilogue, pourquoi je pense qu'il est finalement gay refoulé... Mais cette fois, je crois que s’en est finit pour le masseur. J’ai tourné la page, apaisé mes démons, je peux enfin profiter.

    Peut être, cela sera cliché, mais je pense que ça, je l’ai compris en une nuit. Une nuit de mes August Summer Holidays in Paris. Une nuit, où le regard d’un homme m’a redonné toute ma féminité. Une nuit, où la confiance en moi s’est réinvitée dans mon lit, où le désir qui m’avait tant manqué, était tout entier entre nous. Mais ça, je vous en reparlerai…

  • Journal d'une Runneuse : Objectif La parisienne

    Si vous voulez de la musique pour lire, je vous conseille ça.

    Il y a toujours un moment où l’on a (un peu) envie de mourir. Mais ce n’est rien à côté de la satisfaction que l’on a après. Ce shoot d’adrénaline, de phéromones qui fait pulser un grand sourire sur notre visage. Et puis, le départ… Ce départ, cette ambiance qui nous suit tout au long… Il faut que je vous raconte. On me l’aurait dis il y a 3 mois, j’aurai sérieusement éclaté de rire. Mais je l’ai fait. J’ai participé à la parisienne 2010.

    Mercredi 14 Juillet. Lendemain de bal des pompiers. Pluie. Enorme brunch au pain quotidien. Séance DVD. Et à 18h, je ne sais pas trop ce qu’il me prend, j’ai du être touchée par la grâce du Dieu, j’ai sorti des « baskets » d’un carton, enfilé un caleçon, et je suis partie courir au jardin du Luxembourg. Bon, je vous explique, j’habite à 30secondes du Jardin, c’est pas très compliqué, mais il m’aura fallu plus de 2 ans pour le faire. Enfin, même plus, la dernière fois que j’ai couru, c’est à l’examen d’endurance en 2nd. Il fallait faire 20 min pour avoir 12. J’ai fait 20min, et je me suis arrêtée, on allait pas non plus se forcer !!

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    Bien sûr, premier entrainement, je crache juste un peu mes poumons, et courre même pas 15min avec une pause au milieu (youhouuu). Et là, bizarrement, nouvelle grâce de Dieu, j’y retourne quelque jours plus tard, et finit mon 1er tour du jardin (soit à peine 2km, mais il y a une montée au milieu qui paraît quasiment insurmontable au tout début).

    Et puis là, ça s’emballe, j’achète des baskets qui coûtent plus cher que mes 3 dernières paires de shoes réunies, j’en parle autour de moi, je télécharge l’application Runkeeper qui permet de suivre mon parcours par GPS, et ma vitesse, je partage ça avec mon père, qui courre aussi, il vient courir avec moi une fois, et me fait finir un 2ème tour. On est le 1er Aout, cela fait 15 jours que je m’entraine. Et le D-day est dans 1 mois et demi. Ah, oui, parce qu’entre temps, mon CE organise une équipe pour La parisienne, le 12 septembre. MO-TI-VEE ! J’ai payé 15€ pour courir. Mes amis se moquent gentiment de moi. Je leur montrerai.

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    Début aout, je vais courir 3 fois par semaine, et je vois roussir les cîmes des arbres du jardins, je partage les allées avec les touristes, reconnaît mes co-jogger au fil des jours, et m’étire au milieu des familles qui picnic. J’adore ces moments. Je me vide l’esprit, je ne pense à rien. Desfois je courre doucement, entrainée par ma playliste de folie (très important la playlist :D ), voulant tenir le plus longtemps possible. Desfois, j’apprend de mauvaise nouvelle (genre qu’un pseudo plan cul qui est en « vrai couple » avec une gamine via facebook) et là, je ne veux qu’aller vite, sentir mon cœur bondir dans ma poitrine, le rose me monter aux joues, et avoir l’impression de ne plus pouvoir respirer, déplier mes jambes le plus loin possible. Et ça marche ! Je rentre, je m’en fou complètement du mec ! je suis juste shootée aux endorphines, fière de moi : j’ai couru à plus de 7km/h.

    Fin Aout, en vacances, j’apprends à sortir de mon petit tour du jardin, bien plat, bien plan-plan. Je courre avec mon père, ai envie d’abandonner à chaque montée, et elles sont nombreuses, mais apprécie les descentes qui délient les jambes, et quelle vue ! Grandiose. Se lever, avaler un jus d’orange et partir faire 5km avec vue sur la mer à 180° pour le dernier km, ça c’est bien commencer une journée. Peu à peu on se rapproche de la date fatidique, et de la distance à parcourir. Pendant mes vacances, je fais du fractionner pour « délier ma foulée » et reprend l’entrainement avec une copine aux jardins à mon retour. Quasiment 6km, quasiment de l’aisance respiratoire tout le long (il fallait bien qu’on se raconte nos bêtises) et 3 tours du jardins bouclés, alors que j’en finissais qu’un seul au tout début.

     

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    Et puis nous y voilà, Dimanche 12 septembre. Je suis là, à me lever à 7h30 du matin, pour aller courir avec 22 000 autres nanas !  C’est bien simple, lorsque je descends du métro, je ne vois que des jambes bronzées, fuselées, chaussées de basket ! ça nous change des stiletto !

    Sourire. Dossard. Musique. Stress. Photo. L’important c’est de prendre du plaisir. Départ dans 5secondes. Musique. Marée humaine. Je souffre. Je vois mes parents, qui ont fait 200km juste pour venir me voir. Je sourie, accélère.

    Quand j’étais petite, vers 10 ans, je regardais mon père faire des marathons, et on allait aux ravitaillements l’encourager. Jusqu’à aujourd’hui, je ne savais pas ce que cela faisait d’entendre son nom crié, de sentir des personnes que l’on aime, mais aussi toute la foule, emportée, qui nous galvanise, nous sublime.

    Ravitaillement. 3km. Moitié. Allez. Dur. Mal aux pieds (j’ai une crampes sous le pieds gauche à partir du 4e km…) Je ne peux pas m’arrêter. On continue. Pffff. Dernier Kilomètre. Dernier virage, j’accélère. Je ne sens plus mon cœur dans ma poitrine tellement il tape. Ligne d’arrivée. J’ai envie d’exploser, de lever les bras comme si j’avais gagner la coupe du monde, mais je suis trop fatiguée, je sourie, juste, mais d’un sourire bien large. J’ai réussie mon pari, Ce matin, sous la pluie, les nuages, au milieu de 22 000 nanas, j’ai pris plaisir à courir, sous la tour Eiffel…

    Je vous conseille à toute cette expérience unique, que ce soit la course en elle-même, mais surtout ce qu’elle a représenté pour moi : se fixer un objectif, que l’on croit nous même ne pas pouvoir atteindre, et prendre du plaisir à le voir se rapprocher au fur et à mesure, du champs des possible, et l’atteindre…

    Je croyais d’abord la faire en 55min, n’imaginait pas pouvoir passer en dessous des 50min, puis, désirait plus que tout faire moins de 45minutes. J’ai fait 44’08. Avec une vitesse moyenne de 8,45km/h. Autant vous dire, que je n’avais jamais couru aussi vite. Je poste une photo sur facebook, et quand je vois toutes les réactions de mes amis, là je sais que je leur ai montré que je pouvais le faire, peut-être même que je les ai impressionné…

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    Mission accomplie jeune fille… Combien pour l’année prochaine ?

     

  • Rentrée. Envies. Bilan.

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    L’année des 25 ans est compliquée.

    Même si on en meure d’envie, on ne peux plus mettre les mains sur les oreilles, taper du pied, se rouler par terre, et attendre que l’on décide pour soi. A 25 ans, on est obligé de devenir un adulte, ou au moins d’être responsable. On choisit, ou on continue selon son avancement, ses rêves, ses objectifs, ses envies, et on se façonne.

    J’ai toujours préféré les gens passionnés parce qu’ils représentent ce que je travaille à être. Je muscle ma confiance en moi  comme j’ai raffermi mon corps à suer. Je porte des talons et du rouge pour véhiculer cette féminité qui m’est cher, et que je perds, au fur et à mesure des rencontres masculines qui n’y prête pas suffisamment attention. Je  m’offre le choix d’avoir des sujets de conversation avec mon interlocuteur en lisant des livres. Je veux apprendre le monde, comme j’apprends à me connaître. Je suis mon propre œuvre, et je me façonne, les mains pleines de grège, retouchant les ratés. Ce que j’aime, ce sont ces discussions, où je parle vite, sans articulée, parce que passionnée. Ce que j’aime encore plus, c’est écouter. boire ses paroles, et les sentir couler dans mon corps, me remplir et me satisfaire. Mais ce qui me fascine, ce sont nos silences. Le silence, c’est lorsque les discussions sont de trop, lorsque les âmes se comprennent, lorsque les yeux s’échappent, et se contemplent, lorsque les corps se désirent, satisfaits.

    Aujourd’hui, j’ai décidé de nourrir mon esprit et mon corps un peu mieux. J’ai eu l’air d’une bobo, à remplir mon panier de légumes, de fruits, des « fleurs du mal » de Baudelaire, de « Bonjour tristesse » de Françoise Sagan, et d’un livre du philosophe Cioran. Je vais pouvoir lire mon premier livre de Michel Houellebec. On m’a offert son dernier roman, à la terrasse du Flore, en y inscrivant un petit mot sur la 1ère page.

    J’ai eu envie d’écrire toute la journée, sur tout, voulant coucher des mots, des maux et de grandes décisions, construire des théories. Je ne serais jamais écrivain, je n’aime pas raconter les histoires, je n’aime que tenter de décrire les sentiments. Cela paraît tout d’abord simple, tant il est palpable, clair et franc, ce sentiment. Puis on se rend compte que trouver les mots n’ai pas si aisé. D’autres l’ont fait, et l’ont bien fait. Seul la culture de la langue française permet de réaliser ce rêve. Les idiots ne peuvent que ressentir, les savants réussissent à décrire. Certains grands hommes, grands philosophes, ont vécu seuls, et tristes, mais ont su donner de leur expérience, comme des martyres pour la population. Ce n’est pas mon objectif. Je ne veux pas marquer mon époque, je veux simplement la vivre.

    Faire des listes des livres qui me font envie, des expos qui m’intéressent. Je veux comprendre ce qui m’entoure, et donner raison à ceux qui pensent que Paris est la plus belle ville du monde. Au delà des terrasses, Paris est belle,  et a tout à donner.

    Il y a une nouvelle serveuse au BDM, et lorsque je traverse le boulevard Saint germain, j’ai l’impression d’être chez moi. Je suis devenu germanopratine, et j’ai le sentiment de prêter le jardins du Luxembourg aux touristes, et promeneur que je croise quand j’y fait mon running.

    Se souvenir de tout ce qu’on doit construire, et le réussir. Ne pas se focaliser sur ses échecs, apprendre de toute expérience. L’épicurisme responsable. C’est ce que je me souhaite pour mes 25 ans, qui sont dans 3 mois et demi. RDV en décembre pour le bilan.

     

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  • Petite pour toujours

    J’ouvre une page blanche à chacune de mes pensées

    J’allume une cigarette à chaque idée

    Je ferme les yeux dès que je pense à toi.

    Je voudrais compter tous ces mâts blancs qui se détachent dans le golfe. Regarder la mer avec toi, courir comme le vent, sentir ton regard me bruler plus que le soleil. Autopsier un poisson, monter en haut de la colline en courant et souffler les mains sur mes genoux. M’endormir de bonheur et jouer à celui qui baisse les yeux le premier. Je veux être une enfant en vacances tout le temps, je voudrai ne jamais avoir 25 ans, rester en suspends.

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