13.12.2011

*26*

(Ecrit en écoutant ça)

Aujourd'hui, je fête mes 26 ans.

Au moment où je l'écris, je réalise à peine. Je me retrouve à faire une sorte de bilan de cette année, et me souviens de comment je me sentais un peu avant mes 25 ans.

Maintenant, je rentre effectivement dans une spirale où je vois le temps passer, défiler. Je réalise la vitesse avec laquelle il nous emporte, je le remarque au marque sur mon visage et des rides qui restent maintenant ça et là après mes sourires chaque jour un peu plus. Je le remarque aux jours qui se succèdent, sans qu'ils soient remplis par ce que je désire le plus. Et j'ai cette appréhension qui ne me quitte pas vraiment que j'ai de me réveiller un jour, d'avoir oublié tout ces rêves d'enfant, ces fantasmes de jeunes adultes et de me retrouver au milieu d'une vie qui m'ennuie.

Cete apréhension, elle existe, et chaque jour, je pense à ces rêves et je suis malgré tout confiante, parce qu'il est à mes cotés.

Le soir de mon 25eme anniversaire, je me souviens qu'il était déjà là. Nous nous connaissions pas très bien, seulement depuis quelques jours. Je lui avais tiré les cartes. Lorsque je lui ai demandé sur quoi il voulait les interroger. Là, où tous les autres aurait demandé au sujet de leur travail, de leur argent ou de leur petite personne, il m'a demandé si j'allais passer mon 26eme anniversaire avec lui.

Et 1 an après, il est là.

Evidemment, je ne peux que tomber dans la mievrerie d'écrire un billet pareil, mais je voulais lui dédier une petite chose ici, depuis cet article, parce qu'il me rend si heureuse, complète, apaisée. J'ai l'impression d'être la nana la plus chanceuse du monde.

A la fois je vis l'histoire d'amour dont j'avais rêver depuis le début, et en même temps, c'est évident et naturel, comme si je le savais. Un amour avec qui partager tout, partir au bout du monde, voir le lever du soleil sur une plage, se retrouver trempés sous une pluie tropicale, un amour évident, une confiance infinit.

Chaque jour depuis, je vois cet amour grandir, devenir fort, grand, illimité, rayonnant. Juste évoquer son nom, sa pensée me réconforte. Juste son épaule me permet de trouver le sommeil en quelques minutes, les nuits d'insomnie. Juste ces yeux, me permettre d'avoir confiance en moi. 

Il faut savoir que j'ai des parents qui s'aiment. 30 ans après, mon père est encore béat devant ma maman, qui a un respect illimité pour mon père. J'ai longtemps cru que notre génération ne pouvait plus aimer comme ça. Et je suis tellement satisfaite aujourd'hui, d'être sûre de pouvoir au moins les égaler.

Je t'aime plus que tout mon amour. Tu es la meilleure personne que je connaisse. Merci d'être là. 

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Ps : Oh et puis juste pour qu'il y ai une histoire dans ce billet déclaration, sachez que Vendredi, Il est venu me chercher au travaille, nous sommes allé à l'expo sur les jeux vidéo au grand palais (tres bien au passage) et sommes rentré à l'appartement... où se trouvait nos amis, dont un avait cuisiné tout l'aprem un super buffet, et il avait organisé un "petit" cadeau commun : un ipad 2 gravé à mon nom.

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Et il y a 1 mois ? pour notre anniversaire ? Simplement 2 semaines à Bali... et un agenda avec des photos de tous nos "moments" forts de notre première année... <3

14.02.2011

Valentine's Day

Hello les girls,

Aujourd'hui, pour la saint valentin, j'ai eu le plaisir de découvrir un thème surprise made by mon chéri sur mon twitter, et sur mon blog en me réveillant. Elle vous plaît? On bosse d'ailleurs à un nouveau design ensemble pour le blog. Stay tuned.

Il y a 2 ans, j'ai passé la St valentin "en couple" mais malheureuse. L'année dernière, je l'ai passée entre copine à bien rigoler. Cette année je suis avec mon chéri, happiest. J'apprécie cette progression fulgurante. Si vous n'avez pas ma chance, une petite photo pour vous faire sourire : ma poupée vaudou lanceuse de sorts débiles pour les ex-salauds.

 

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(ouai ok, le mac prend les photos à l'envers, et je ne maîtrise pas le retourné de photo, donc je vous conseille un miroir devant votre écran pour lire...)

 

Je vous ferez peut être un DIY Carte de St valentin (qui peut en fait servir pour toutes les occasions d'amoureux) mais pour l'instant, la mienne attend bien sagement dans son enveloppe...

 

Bonne journée et bonne semaine.

13.01.2011

Wish U a passionate year - (NY inside)

Si tu es complètement pathignon, et que tu veux la musique qui va avec, je te conseille The Way you are - Glee Cast, pour la lecture.

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C'est la zone ici. Je déserte.

Je suis trop occupée à tomber amoureuse. D'une ville, d'un homme. Je fais des plans, des projets, établie mon planning jusque Septembre, en les incluant tous les deux.

Bizarrement, je commence cette année emplie d'une nouvelle sérénité, certainement liée à mon nouvel (et grand) âge et la sagesse qui l'accompagne. Pour finir 2010, j'ai fêté mes 25 ans. Je suis enfin passée de l'autre côté, celui des adultes, et finalement, j'ai l'impression que toutes mes craintes, mes peurs, mes angoisses sont restées là-bas. J'ai l'impression d'avoir tellement : ma famille, mes amis si précieux, un nouveau projet d'appartement, et cet homme, entrée fracassante de la fin de l'année qui a rendu si anecdotique le passé.

J'ai aussi découvert New-York, et que je pouvais partager la vie de quelqu'un qui s'interresse vraiment à moi, plutôt que de m'utiliser. Faire rire, rêver une personne "qui me mérite" et qui correspond exactement à ce que je cherchais, sortir avec son "meilleur ami". New-York, je ne la connais pas non plus depuis longtemps. Mais c'est aussi une évidence. Je vis une passion avec cette ville. Je m'y sentais bien, le nez levé pour voir tous ces buildings, mes bottes Marc Jacobs en plastic bien enfoncées dans la neige ou trottinant dans le subway, ma mani toute fraiche. Je rêve encore de Soho la nuit, et veut déjà y retourner. A peine quittée, Elle me manque. A peine la porte de l'appartement claquée, je veux aussitôt le revoir...

Pour ce début d'année, ma vie est pleine de passion, Je vous souhaite donc, à vous (mes 3 lecteurs encore égarés ici), une année 2011 toute aussi passionnée.

En attendant, d'enfin, vous parler des milles et une choses que j'ai dans ma "TO BLOG LIST", je vous poste quelques photos, que j'ai prises de NY, ainsi qu'une vidéo NY 2.0 (que je vous conseille d'arrêter à 2:00, après, c'est moins plaisant...)

 

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See you soon...

14.11.2010

Dimanche - Le Poète

Note du 14/11 : Je republie cette note, deux semaines après. J'ai eu besoin de retoucher le texte de ces pensées qui ne me quittent pas.

Tout d'abord, une vidéo du site Fubiz, que j'ai découvert sur le blog d'Anne-so, et que je me passe en boucle depuis ce matin.

Je ne serais expliquer si c'est la musique, les images, les lumières, ou juste la sensation immense d'espoir qui m'anime quand je la regarde, que je préfère.

The Unseen Sea from Simon Christen on Vimeo.

Ensuite, un petit texte, écrit lors de ce délicieux cocooning dominical.


Alors, nous y voilà, à de nouveau, raconter ses histoires de cœur, de cul, d’amour, et à donner des surnoms.

Lui, je pourrais l’appeler « Le poète ». ça m’est venu tout seul, en parlant de lui à G. parce qu’il m’en a écris un, de poème. Plutôt touchant, plutôt bien fait. Le genre de lecture, pas trop pompeuse, dans laquelle l’on se reconnaît, qui nous fait monter les larmes aux yeux lorsqu’on le découvre à sa pause déjeuner.

Depuis nos vacances aoutiennes et parisiennes, le manque nous as donné l’envie d’écrire à tous les deux. On s'attendait, patientait, savourait l'attente avant de retrouver nos peaux, nos corps, nos yeux, nos sourires muets, à chaque fois encore plus fort. Cette douloureuse distance avait embaumé et magnifié l’amour naissant. Cette douloureuse absence qui nous faisait nous sentir pleinement vivants.

Je le surnomme le poète, parce qu'avec lui, la vie est très belle, si esthétique. Ce sont les jolies lumières qui se posent sur nous, la bonne musique qui rythme nos gestes, et les mots justes qui sont dit. On aime ensemble utiliser des expressions désuètes ou encore admirer de longs moments de les couleurs des feuilles des arbres, respirer l'odeur des saisons qui passent. L'autre jour, c'était la lumière basse de l’automne qui éclairait la statue dans une petite clairière, au milieu du jardin du Luxembourg. Je crois que c’est l’un de mes endroits préférés, et j’ai eu l’impression qu’il l’avait bien aimé.

Il utilise toute la palette de nos sens pour transformer nos vies, et emmitouflés l’un avec l’autre, à l’abris du monde réel, on se perd dans les plaisirs simples des caresses, des regards, des bons plats. Veau à la forestière? choisir et couper des cèpes ; écosser et ébouillanter des haricots frais. Puis, ouvrir une bouteille de rouge, ne pas penser à demain.

Il multiplie les heures de mes journées, et arrondie ma vie. Me fait grandir mûrir, évoluer, redevenir ébahie comme une enfant. Je l'ensorcèle de mon sourire, voudrait ne plus être que contre sa peau. J’aurai pu l’appeler le magicien, mais par moment, il n’y a plus de magie.

Par moment, je le vois avec les yeux des autres, sans mon amour, et je suis tellement déçue que tout ça ne soit qu’une parenthèse enchantée dans ma vie, sans avenir, ni destin. Déçue par sa lâcheté.

L’amour qui va trop vite, la passion.

Le retour à la réalité imprévu, brutal, violent.

L'attente, je me perds.

Donne moi encore un peu de rêve, mon poète, rend moi la vie plus belle, même si ça n’est que pour quelques heures encore, une dernière fois.

Ensuite, nous reprendrons de nouveau, le cours de nos vies tristes, ennuyeuses, et sombres, mais par moment, une odeur, une lumière, un lieu nous feras nous rappeler ces moments divins, et alors, nous n’arriverons plus à savoir si c’était un rêve ou la réalité, un sourire sur les lèvres.

26.09.2010

J'en ai fini avec toi. Epilogue d'un roman amoureux et bancal

Il paraît que cette année 2010, j’avais mars et venus côte à côte, comme dans mon année de naissance. Il paraît que c’est bon pour les amours. En janvier, je me suis faite larguée, je sais pas si vous vous souvenez, pas le masseur. J’ai réfléchis, me suis retrouvée. Foncièrement, je ne suis pas malheureuse seule. Je voudrais juste quelqu’un qui me prend dans ses bras le soir. Réellement, j’ai remplacé ce manque par l’amitié. J’ai trouvé des gens très attachés à moi, à qui je veux faire plaisir, oubliant dès fois un peu ce que je voulais. J’ai fait tout pour ne plus penser, en pas affronter. Poncé, peint, repeint, patiné, acheté, sorti, bu, trainé, couru, écris et lu. Acheté des fleurs et fait la cuisine, j’ai cherché ce qui me passionnait. Et j’ai réfléchis.

J’ai réfléchis comment un homme peut vous briser. J’ai repensé aux petits mots, jetés au détour d’une conversation, et compris pourquoi j’étais devenue une autre. Dans une relation, l’essentiel est de se trouver, de trouver l’autre, mais surtout de ne pas se perdre. L’année dernière, je me suis perdue, modelée à sa convenance, et comprimé mon caractères et mes envies pour lui. Je pensais qu’en le rendant heureux, j’y trouverai une satisfaction.

Avant lui, j’étais bien. Comme toujours, j’expérimentais mes propres limites, en essayant d’oublier celles que m’a données l’éducation de mes parents. J’expérimentais les paradis artificiels, et les soirées qui n’en finissent plus, je goutais aux relations d’adultes, celles où on ne revoit pas forcément la personne après, et je me suis lassée. Je me délectais du pouvoir que j’avais sur les hommes, en étant sûre de pouvoir en trouver un pour la nuit, si je le désirais.

Avec lui, j’ai perdu ce regard de charognard. J’ai trouvé un regard doux, plus proche de celui du frère que de l’amant.

La vérité, c’est que le manque de sécurité affective m’a tué plus avec lui que lorsque j’étais célibataire. Vouloir hurler son amour lorsque l’on a peur de ne pas avoir de réponse, c’est rongeant, frustrant. Et même quand les trois mots sont dit, le manque de sécurité, n’est toujours pas là. Qui sait comment et quand cela peux se finir ?

La vérité, c’est qu’avec lui, j’entendais 3 fois par semaine qu’il fallait que je mange moins, qu’il fallait que je fasse plus de sport, et qu’à 23 ans, c’est dramatique d’avoir de la cellulite. Lorsqu’un homme regarde plus nos capitons que nos fossettes, c’est désarmant. Je réentend mes amies que dire que c’est un goujat. Aujourd’hui j’acquiesce.

La vérité, c’est qu’au delà du couple que je formais avec lui que toutes trouvaient esthétique et parfait, il ne m’a que très rarement touché, trop occupé à ses problèmes, trop fatigué. Des centaines de nuits avec lui, mais si loin. La légende est donc vrai : c’est qu’une nana mal baisée est frustrée.

J'ai beaucoup écris sur lui, mais il n'a jamais lu ce blog, ou la seule fois où je lui ai fait un copié/collé, il a trouvé ça niais :

  • quand on s'est rencontré (avec une chanson, de lui, c'était beau...)
  • quand on s'est engueulé (c'était triste, mais j'ai eu plein de commentaires!)
  • quand j'étais à fond dedans mais lui non (no comment)
  • et  lorsqu'il est parti la 1ere fois (pitoyable)
  •  lorsqu'il est revenu (article pourri, mais rebelote, plein de commentaires!)
  • et enfin  quand il est finalement reparti pour de bon

En voyant tout ça, je pourrai écrire un livre sur nous deux, avec comme chapitre final cet article, et en épilogue, pourquoi je pense qu'il est finalement gay refoulé... Mais cette fois, je crois que s’en est finit pour le masseur. J’ai tourné la page, apaisé mes démons, je peux enfin profiter.

Peut être, cela sera cliché, mais je pense que ça, je l’ai compris en une nuit. Une nuit de mes August Summer Holidays in Paris. Une nuit, où le regard d’un homme m’a redonné toute ma féminité. Une nuit, où la confiance en moi s’est réinvitée dans mon lit, où le désir qui m’avait tant manqué, était tout entier entre nous. Mais ça, je vous en reparlerai…

15.08.2010

August Holidays in Paris - Part 2

début de l'histoire ICI

AOUT - Piste 3 : "Just a friend" Biz Markie -> Pour l'écouter ICI

On en était donc là. Un mardi soir, alors que je racontais je ne sais plus quelles bêtises à S. au téléphone, mon fixe sonne, et j’entend une voix d’homme, c’est LUI. 15 jours étaient passés depuis mon mail, (une éternité dans mon espace temps) et il était sorti de ma tête aussi vite qu’il était rentré dans ma vie, à la terrasse du BDM. On décide justement de s’y retrouver un peu plus tard dans la soirée. Il tiens à me donner des explications, et moi j’ai envie de voir son jeu d’acteur.

Les dîtes explications (bien) faites, et moi m’ayant avalé coup sur coup 3 verres de rosé (à jeun), en écoutant combien j’étais « cool, belle, et qu’on avait bien kiffé ensemble, mais que c’est compliqué, etc etc » j’étais déjà un peu mieux. Enfin, j’étais surtout un peu rébou et ailleurs. Il m’explique alors qu’il pars rejoindre sa fameuse nana à l’étranger pour vivre là-bas, refaire sa vie à zéro, toute modestie incluse, bien sure.

Vous avez déjà entendu dire les gens à côté de vous dans un café combien Paris est « trooooop » bien en aout ? Ce sont ceux qui ne partent pas en vacances et qui essayent de s’en convaincre façon méthode couet. Moi je dis surtout qu’il n’y a que des touristes qui marchent lentement sur le trottoir, et te cassent les oreilles dans le métro, que toutes les bonnes adresses sont fermées (baron, Montana and co) et que toutes mes copines sont parties se faire dorées la pilule avec leur mec : J’étais seule pour ce début aout, en attendant mon tour pour sauter dans le TGV et me retrouver sous le soleil la pluie diluvienne de la cote d’azur.

Lui aussi était plus ou moins seul. Il était en train de faire un tri façon grand rangement IKEA dans sa vie, et dans ses connaissances (ceux qu’on ne peux pas vraiment appeler amis) avant son grand départ, avant de tout reprendre à zéro, comme IL disait. A l'écouter, j'avais l'impression d'entendre un gangster qui partaient en cavale, et ça me faisait rire, mais je ne voulait pas le contredire... Ce qui signifie, figurez vous, qu’il avait du temps, et que nos appartements sont à 3 minutes à pieds.

Et c’est par tous ces concours de situations, qu’on a commencé nos August Holidays in Paris, qui coïncidèrent parfaitement, avec le départ en vacances de tous mes responsables au boulot, ce qui, convenons-en, fut bien pratique compte tenu que mes nuits rétrécissèrent comme des peaux de chagrin à mesure que les jours passaient pour se finir sur une vraie nuit blanche, heureusement à peine visible sur mon visage de bébé d’à peine 25 ans (Gniark, gniark... on en reparlera dans 5 ans….)

On s’est vu tous les jours, pendant ces 10 jours. Bon, je ne vais pas vous faire la liste de ce qu’on a fait, plusieurs trouveraient ça ennuyeux, beaucoup banal : resto, ciné, expo, discussions sans fin, tirages de carte, film à la maison, shopping en friperies, after à a maison, pâtes bolo, et beaucoup de vin, jusqu’à ce que le soleil se lève sur paris, en écoutant Radio Nova. Pour 2 personnes qui n’avaient pas partagés beaucoup à part des moments nocturnes, on s’est soudain rattrapé…

 

LAST DAY – Piste 4 : Walk a mile in my shoes - Coldcut -> pour l'écouter ICI

Au fur et à mesure que les jours passaient, et que mon heure de coucher avançait dans la nuit, ou plutôt dans le matin, lorsque j’en faisait le rapport à mes collègues ou amies, brièvement, sans trop en dire, j’entendais juste que je devais faire attention à ne pas tomber amoureuse, ce à quoi je répondait que ça ne risquait pas, et que ça serait vraiment très con. Ahah.

Est venue la dernière soirée, qui fut une nuit de 1000h au moins, et qui me donna l’impression de durer une semaine, toujours au rythme de Radio nova. Rien de banal, rien de cliché. A 8h, je m’allonge dans mon lit après une douche, juste avant d’aller bosser, mais mes yeux ne se ferment pas, les siens non plus. Puis la "2eme dernière soirée". Nous, ensemble, on aura repoussé le temps, les limites du jours de la nuit, du nombre de fois on l’on peux dormir ensemble dans une journée.

Tout ce que je peux vous raconter, c’est ce dernier matin, qui est le premier de mes vacances. Premier matin où l’on ne se réveille pas avec une pseudo gueule de bois. Premier petit dej l’un en face de l’autre avec de la ricoré et des tartines et un pinçon qui chante à la fenêtre, en plein coeur de Paris. Premier et dernier, donc. Mon train est dans 4h, son avion dans 9h.

Tout ce que je peux vous raconter, c’est que le «very last goodbye hug » m’a laissé les yeux humides, mais je l’ai bien caché. Les larmes n’ont filées que lorsque j’ai descendu les escaliers.

C’était la fin des vacances parisiennes, et le début des miennes. Nostalgie de la fin des vacances avant qu’elles commencent, encore quelques choses de pas très banal. Pourtant, être là, devant mon macbook avec le tonnerre qui gronde dehors, porter un sweat qui n’est pas le mien, et qui sent son odeur, ça c’est un peu cliché… Hum, à peine 24h sans lui, et je retombre déjà dans la monotonie.

La morale de l'histoire est qu'on ne peux jamais vraiment prévoir comment les choses vont se passer, et que desfois, cela réserve de très jolies surprises.

L'autre morale de l'histoire est que je n'en ai pas. Je me sens à la fois vide de sa présence, et pleine de toute la confiance en moi que ces 10 petits jours m’ont donné, comme réconcilié avec moi… Encore les yeux plein d'étoiles de ce mois d'août parisien si particulier... Ou comment être un touriste dans sa propre ville.

 

Welcome on board, Honey,  Give me 2 Sunny days in st tropez, and I’ll recover my smile…

Et passons à La question existentielle : quelle couleur de vernis je mets sur mes pieds ?

14.08.2010

August Holidays in Paris - Part 1

Longtemps, j’ai raconté mes histoires de c(oe)u(r) sur ce blog, affublant mes partenaires, amants, amis, amours, de surnoms pour préserver leur anonymat et mon intégrité. Et puis ça m’a passé. J’ai raconté d’autres choses, moins personnelles et plus banales mais force est de constater que je n’ai plus vraiment envie d’écrire ces choses banales. Est-ce u'on peux parler avec gravité de quelle nouvelle forme de pantalon portera-t)on à la rentrée, mais aussi raconter des trucs plus perso (josiannerie incluse of course)? J’espère que oui, parce que je vois bien que de toutes les choses qui me poussent à écrire, ce sont celles-là.

Aujourd’hui, ça sera un peu « Père castor , raconte nous une histoire » : Alors, l’histoire d’aujourd’hui, les enfants, est un peu grise comme ce putain de ciel sur la côte d’azur. (Merci de prendre l’option soleil tous les jours la prochaines fois pour mes vacances.)

Interlude : je viens de recevoir un sms de ma banque m’annonçant que je suis en dessous de mon découvert autorisé, On est le 14 du mois, tout va bien, je vais me jeter par la fenêtre, et je reviens »

Donc, j’en étais au fait que j’écoute ma playlist « Radio Nova , la nuit » et je bade comme les gros nuages qui cachent mon soleil azuréen. Cette playliste, c’est ma bande son de ces 10 derniers jours : mes inattendues August Holidays in Paris. Mais pour comprendre, il faut recommencer au tout début...

JUIN - Piste 1 :  « I’ve been thinking » Handsome boy -> pour l'écouter : ICI

  • Vous êtes déjà sorti avec quelqu’un, un peu parce qu’il était très (très) beau, un peu parce que vous vouliez rendre jaloux un autre, un peu parce qu’il n’y avait pas d’autres tables de libre au BDM ? C’est le début de l’histoire avec LUI, début Juin.
  • Vous êtes déjà sorti avec quelqu’un le jour où il se sépare d’une longue relation ? oui, cette information, donnée au détour d’une bouteille de rosé, vous jette un léger froid dans le dos, et vous fait illico barrer la case « Futur père de mes enfants ». Non mais sérieux, qui enchainerait 2 « vraies » relations sans prendre le temps de respirer ?

Globalement, après cette première rencontre, il ne me restait plus que l’option « Paln cul », et heureusement, toutes ces ramifications possibles : PCR (régulier), PCA(affectueux), PC+ …

Pour aller à l’essentiel, disons que le lendemain, au boulot, j’ai pris beaucoup de café, débrieffé avec ma compatriote de BDM en rigolant comme une morue et LUI ai indiqué où se trouvait le café chez moi, lorsqu’IL m’appela pour me dire bonjour, vers 13h.

Il m’a dit « On boit un verre ce soir quand tu quittes le boulot ? » et moi j’ai pensé « ahah… à moi le PCR » Finalement, On s’est revu pendant tout un mois, et j’ai réappris les silences de l’après midi. L'exacte inverse des soirées de drague, où tu passes ton temps à parler, à te vendre, à danser, à humecter tes lèvres pour qu’elles brilles, à gonfler tes seins, et jouer avec tes cheveux. Là, je laisser filer le temps, l’après midi défiler, dans la chaleur du mois de juin. La dolce vita, sans trop y penser. On était bien, et c'était déjà pas si mal.

 

JUILLET - Piste 2 : « Heartbeats » The knife -> pour l'ecouter ICI

A l’aube de mon été, je l’ai laissé partir une dizaine de jours pour le boulot, pas vraiment concernée. L’illusion des premières fois un peu passée, j’en étais un peu lassée. Pas assez de choses partagées, pas assez de sommeil accumulé avec lui, un peu trop de gueule de bois le matin, et j’avais d’autres choses à faire.

J’ai fait réellement une croix sur lui quand Facebook m’a gentillment appris qu’il roucoulait en amoureux avec celle qui l’avait quitté le jour où je l’avais rencontré (tout le monde suit ?) Je me suis fendu de 2 mails bien tournés, un peu hautain, un peu hargneux, et surtout très cassants, le sommant de me ficher la paix, et de retourner dans son « Mytho-land ». Mail avec ma copine Marion en CCI, histoire qu’on rigole un peu. Et c'est ce qu'on fit.

 

AOUT - Piste 3 : "Just a friend" Biz Markie -> Pour l'écouter ICI

Il y a 10 jours, je reçois un coup de fil de lui sur mon fixe, me demandant un peu de temps pour la fameuse explication… La suite next time…

15.07.2010

Lettre d'un connard

Bonjour, je suis un connard de base.

Je dis, « un » mais j’aurai aimé dire « le » mais contrairement à ce que je pense, je ne suis pas unique, j’ai une grande bande de clones, et on fonctionne tous à peu près pareil.

J’ai la trentaine, et je suis un peu paumé, même si je ne te l’avouerai pas. Desfois, je tombe dans le désuet, et j’aimerai moi aussi, comme quelques uns de mes connaissances avoir une famille parfaite : moi et ma femme, avec au moins un enfant. Je n’imagine pas encore que lorsqu’on a un enfant, il faut se lever toutes les nuits, et qu’avec l'argent de la coke, il faudra financer l’achat des couches, non, je pense juste qu’il faudra que ma femme reste toujours aussi belle, et n’attrape pas de vergetures, je n’aime pas ça les vergetures. Ma femme, d’ailleurs, je l’ai choisie pour ça, parce qu’elle est belle, alors elle a intérêt de le rester. Ou alors, je l’ai pris parce que sa famille a plusieurs belles villas à Calvi, mais cela n’a rien à voir.

Le problème dans la fidélité, c’est qu’il y a trop de tentations à Paris, et je ne compte plus les jolies filles qui se déambulent devant moi avec leurs jambes nues et leurs yeux clairs. J’aimerai vraiment être fidèle à ma femme, mais que voulez-vous, je suis un homme, il faut que je me le prouve, alors j’aime bien draguer ces filles aux jambes nues et aux yeux clairs aux terrasses de café. Mon but, c'est de les serrer une fois au Montana. Ça ne compte pas, hein ? si on est complètement bourré, ou qu’on en a plein le nez, çe n'est pas vraiment tromper ! Et puis ça ne compte pas si ce n’est qu’un soir ! ou si c’est un mannequin de passage ? Ma femme, c’est différent, je l’aime. C’est elle qui me lave mes caleçons sales quand même… enfin, sauf quand il reste du foutre d’une sauterie du Montana dessus.

Je n'ai pas vraiment d'occupation. Le matin, je dors, l'après midi, je réfléchis au business que je pourrait faire, et après, je sors. Uniquement dans des endroits branchés parce que je suis un vrai parisien. Je ne vais quand même pas aller dans ces repères à beaufs! J’ai grandi dans le 16ème ou à Neuilly, mais je vis maintenant dans le centre de paris, rive gauche. J’ai eu une enfance un peu compliquée, mes parents sont séparés ; comme 50% des jeunes de mon âge, mais j’aime le raconter aux filles que je rencontre. Elle me sente perturbé et n’en sont que plus dociles.

Ces filles, je les choisie de préférence étrangères. Dans le pire, des cas, s’il n’y a vraiment rien à se mettre sous la dent dans la soirée, je peux me rabattre sur une provinciale, le principe est un peu le même, mais il faut la jouer plus fin. Parisienne ? non, à pars si elle a un très beau corps, mais heureusement pour moi ce sont souvent les mannequin slaves de 17 ans qui ont les plus beaux. Ce n’est pas que j’ai un trip particulier, c’est juste que je préfère qu’elle ne connaisse pas vraiment comment la société française fonctionne, comme ça, je leur tourne l’explication à ma façon, et dans mon sens bien sûre.

Je l'emmène dans quelques beaux endroits, et elles auront des étincelles dans les yeux. Si je l'ai trouvé dans un café tendance de quartier, je les emmène diner dans un restaurant tout aussi trendy, en filant 15euros au serveur pour avoir la meilleure table, c’est à dire la plus voyante, celle où toutes mes connaissances pourront passer me saluer. L’important, c’est qu’elle voit, ou tout du moins qu’elle pense que je « pèse dans le quartier ». Mais le deuxième soir, lorsqu’on ne sera que tous les deux, je joue la carte romantique, et lui dégote un petit italien intimiste, ou je donne une tape sur l’épaule du serveur, en baragouinant quelques mots dans un espano-italien approximatif.

Je l’invite, au moins les premières fois, mais je récupère la note pour les passer en frais professionnels. C’est pratique, cela fait d’une pierre, deux coups : je défiscalise la Daurade qu’elle aura picoré, et ma femme ne pourra pas checker sur mon relevé de CB perso. Ensuite, Je l’emmènerai se promener sur les quais ou dans un parc. Une autre fois, ce sera un verre en haut de l’institut du monde arabe, une des plus belle vue de paris, et normalement, là, c’est dans la poche depuis un moment.

Alors pourquoi une étrangère ? Une vrai parisienne aurait vu que l’hôtesse ne me reconnaissait pas comme je l’ai dis, une vraie parisienne s’interrogerait si elle voyait que ma CB n’est pas à mon nom, et une vrai parisienne aurait déjà interrogé son réseau.

Je ne suis pas vraiment mythomane, mais je préfère arranger la vérité. Je veux continuer à rentrer au Carré VIP de l'Arc, tu vois. C’est important l’image des autres. Je dis des autres, parce que je n’ai pas vraiment d’amis. Enfin, j’en ai plein, mais ce ne sont que des connaissances. Mes amis, ils ne voyaient pas en moi l’image que je veux donner, mais celui que j’étais avant, alors j’ai préféré ne plus les voir. De toute façon, je n’ai pas besoin d’eux, je fais la bise au videur du Baron, alors !

La vérité, c’est qu’au fond, tout tiens habilement en place, brinquebalant comme l’échafaudage de livre d’un bureau d’adolescent. La vérité, c’est qu’au fond, tout n’est pas si doré qu’en apparence, et que la peinture s’écaille à maints endroits. La vérité, c’est que j’ai un peu peur que tout s’écroule. Alors je me raccroche à la fille qui me sert de femme en ce moment. Je l’aime bien parce qu’elle reste, même si je ronfle fort quand j'ai bu, c'est à dire tous les soirs. En fait, elle reste parce qu’elle ne sait pas que je l’utilise pour avoir le bail de l’appartement, et l’encaissement de mes chèques professionnels, mais j’en ai oublié tous mes machiavélismes, pour être encore plus persuasif face à elle, et je trouve que ça réussit plutôt bien...

 

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08.04.2010

Faire sa mere Theresa

C’est bien connu, dans les relations amoureuses, les hommes aiment faire leurs héros, arrivant sur leur fier et immaculé destrier, prêt à sauver les jeunes filles paumées.

Moi, je ne sais pas si c’est que je ne suis pas assez paumée, ou si j’écoute mon côté masculin, mais depuis toute petite j’aime bien aussi faire mon chevalier, prendre soin des plus faibles. Quand j’avais 10 ans, j’avais même ramassé un oisillon tombé du nid, et l’avais tenu au chaud dans une boite à chaussure garnis de coton pendant tout le week end. L’issus de l’oisillon n’a pas été glorieux, puisqu’il est mort. Mais bon. Au féminin, ça s’appelle faire sa mère Theresa.

 

Au moment de mes premiers amours, j’aimais bien m’entiché de garçons venant de milieux sociaux différents de moi, j’étais gauchiste avant l’heure, ça devait être la génération SOS racisme « Touche pas à mon pote, c’est mon mec ». J’appelais ça le syndrome Jasmine et Aladin. Puis je me suis un peu lassée de tout ça, suite à plusieurs réflexion de mes beaux Aladin du style « que je ne pouvais pas comprendre, on ne venait pas du même monde ».

 

Alors j’ai repris des hommes de mon monde, mais je n’étais pas prête à abandonner le côté mère Theresa. Je suis donc tombé dans une spirale infernale que toutes les femmes connaissent un jour : le mauvais garçon. A ceci près, que les mauvais garçons que je choisis sont tous des fils de bonnes famille à fort potentiel d’héritage lucratif (comprendre, belle voiture bel appart, belle maison de campagne) mais qui a voulu jouer le rôle du fils rebel de la famille. Alors ça se traduit, au choix, par se faire retirer le permis pour alcoolisme (et donc tester la garde à vue), prendre des substances illicites, sortir dans les clubs branchés tous les soirs, avoir un penchant assez développé pur le champagne, et draguer en proposant du champagne rosé.

 

Bref. Avec le mauvais garçon, la fille tombe inévitablement dans le schéma « Il m’apporte le grain de folie dont j’ai besoin, et je lui apporte le calme qu’il le tempère, c’est magnifique, on est fait l’un pour l’autre ».

 

Si on a tenu jusque là, vient alors l’étape où le bad boy veut se calmer et vient donc chercher l’aide de la fille « en qui il a bien sure confiance ». Forcément plus que sa clique d’ami rapportés de soirées camées…

 

Le dernier mec que j’ai trouvé, je vous rassure, je n’ai pas tenu jusque là, mais par contre, Mr Mort téléphonique, c’était un peu mon bad boy à moi. Même si je ne l’imaginais que vraiment sur un malentendu comme le père de mes futurs et magnifiques enfants, depuis, mon nouveau célibat, on a passé pas mal de temps à discutter, et de bons moments. On se chariait, se soutenait, se conseillait. Je l’ai bien sur cru dans ses rêves de sobriété. Mais bon. Chassez le naturel, il revient au galop. Chassez un homme d’une femme toxique, il y reviendra dès qu’il pourra. Il doit être encore plus accro à elle qu'à sa poudre, et elle à la poudre qu'il lui offre. Chechez l'erreur.

 

Décidemment, depuis l’histoire de l’oisillon tombé du nid, j’essaie, mais je ne suis pas une bonne mère Theresa. Il faudrait peut être que j’arrête d’essayer?

11.02.2010

Happy valentin's day... BULLSHIT!

Cet article se lit avec cette musique. Tu as le choix. Le player ou la video...

podcast

De : lafillequipleuretrop@gmail.com
A : celuiquiestquandmemetriste@hotmail.com

Objet : (sans objet)
"Très certainement, tu n'aimeras pas. Quoi que desfois tu me surprenais, c'est ce que j'aimais. Comme si je découvrai une nouvelle face du prisme de ta personnalité. Moi je suis entière, trop simple, on me voit toute entière dès le début...
Cette chanson, je l'ai écouté dans la voiture de V., quand on allait petit déjeuner avec la mer, un dimanche. Où je pensais à toi, et à comment on allais démarrer cette nouvelle année 2010... Je sais que ça ne sert à rien de ressacer tout ça, et que ça n'a vraiment plus d'importance maintenant... J'aime juste finir les choses, te dire les milles pensées et les petits mots que je voulais te glisser tous les jours que tu n'étais pas avec moi... Il me fais mal au coeur ton voyage... C'était comme un préambule à ma vie sans toi, l'introduction du roman de nos solitudes...
La guitare de la chanson, la voix acoustique et calme... tu sais que c'est comme ça que je te préfère... ça me rappelle tes doigts qui glissent sur ma guitare au printemps dernier au bord de la piscine, mon coeur qui fond, et nos corps qui font l'amour matin et soir...
Je sais que tu te préfères rockeur à guitares saturées, mais un jour tu auras du temps, et pour un morceau qui tombera dans l'oubli des dossiers de ton ordi, pour faire une "face B" comme on disait avant, tu feras peut etre une chanson comme ça en pensant à nous...
Mon crumble banane chocolat est sorti du four et à l'air bon, mais c'est comme les messages que tu m'envoies maintenant, ça n'a plus de saveur... Pourtant je ne l'ai fait que pour toi.
Je t'embrasse avant de m'effondrer. Je savais qu'il était trop tôt pour passer une journée sans pleurer...  Je te veux heureux. Je te voudrais, mais si ce n'est pas possible, je veux que tu sois fièr de toi et de ta vie, que tu sois le mec foufou qui crie tout nu par la fenetre après l'amour que j'ai connu.
Je t'aime."
Comment on sait quand on devient fou? Comment on sait si on est le bout de la queue coupée qui continue quand même à bouger ou le morceau sain d'un lezard qui est l'experience scientifique de 2 enfants un jour d'été, et qui, lui, survivra?
Comment on sait si la réalité c'est celle qu'on se raconte toutes les nuits, et quand on ferme les yeux dans le bus, ou si c'est celle qu'on subit la journée?
Comment on sait quand j'arrêterai de regarder au loin s'il n'y a pas ta silhouette devant chez moi? quand je ne prendrai pas le vent qui fait bouger la porte du débarras de la cage d'escalier pour toi, caché...
Comment les gens peuvent voir que tout va mal, que tout est nécrosée dans ma tête si je sourie?
Comment je peux t'oublier si au fond je ne veux pas?
Est-ce que si je me force, à sourire, à faire des choses que j'aime, un jour j'oublirai? J'aoublirai la place que tu prenais dans ma vie?
Comment on fait pour passer de 1 à 0. Comment je peux supporter de sauter sans parachute...
Des phrases sans réponses, des accords qui tournent et ne s'arrête pas. Avant toi, je me consumais dans des soirées blanches pleines d'alcool. Je marche sur un rebord, tu me retenais pres de toi, loin de tout ça. Tu m'as récupérée perdue et je me suis reconstruie avec toi...
Où je suis moi, maintenant...

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