13.09.2010
Journal d'une Runneuse : Objectif La parisienne
Si vous voulez de la musique pour lire, je vous conseille ça.
Il y a toujours un moment où l’on a (un peu) envie de mourir. Mais ce n’est rien à côté de la satisfaction que l’on a après. Ce shoot d’adrénaline, de phéromones qui fait pulser un grand sourire sur notre visage. Et puis, le départ… Ce départ, cette ambiance qui nous suit tout au long… Il faut que je vous raconte. On me l’aurait dis il y a 3 mois, j’aurai sérieusement éclaté de rire. Mais je l’ai fait. J’ai participé à la parisienne 2010.
Mercredi 14 Juillet. Lendemain de bal des pompiers. Pluie. Enorme brunch au pain quotidien. Séance DVD. Et à 18h, je ne sais pas trop ce qu’il me prend, j’ai du être touchée par la grâce du Dieu, j’ai sorti des « baskets » d’un carton, enfilé un caleçon, et je suis partie courir au jardin du Luxembourg. Bon, je vous explique, j’habite à 30secondes du Jardin, c’est pas très compliqué, mais il m’aura fallu plus de 2 ans pour le faire. Enfin, même plus, la dernière fois que j’ai couru, c’est à l’examen d’endurance en 2nd. Il fallait faire 20 min pour avoir 12. J’ai fait 20min, et je me suis arrêtée, on allait pas non plus se forcer !!

Bien sûr, premier entrainement, je crache juste un peu mes poumons, et courre même pas 15min avec une pause au milieu (youhouuu). Et là, bizarrement, nouvelle grâce de Dieu, j’y retourne quelque jours plus tard, et finit mon 1er tour du jardin (soit à peine 2km, mais il y a une montée au milieu qui paraît quasiment insurmontable au tout début).
Et puis là, ça s’emballe, j’achète des baskets qui coûtent plus cher que mes 3 dernières paires de shoes réunies, j’en parle autour de moi, je télécharge l’application Runkeeper qui permet de suivre mon parcours par GPS, et ma vitesse, je partage ça avec mon père, qui courre aussi, il vient courir avec moi une fois, et me fait finir un 2ème tour. On est le 1er Aout, cela fait 15 jours que je m’entraine. Et le D-day est dans 1 mois et demi. Ah, oui, parce qu’entre temps, mon CE organise une équipe pour La parisienne, le 12 septembre. MO-TI-VEE ! J’ai payé 15€ pour courir. Mes amis se moquent gentiment de moi. Je leur montrerai.

Début aout, je vais courir 3 fois par semaine, et je vois roussir les cîmes des arbres du jardins, je partage les allées avec les touristes, reconnaît mes co-jogger au fil des jours, et m’étire au milieu des familles qui picnic. J’adore ces moments. Je me vide l’esprit, je ne pense à rien. Desfois je courre doucement, entrainée par ma playliste de folie (très important la playlist :D ), voulant tenir le plus longtemps possible. Desfois, j’apprend de mauvaise nouvelle (genre qu’un pseudo plan cul qui est en « vrai couple » avec une gamine via facebook) et là, je ne veux qu’aller vite, sentir mon cœur bondir dans ma poitrine, le rose me monter aux joues, et avoir l’impression de ne plus pouvoir respirer, déplier mes jambes le plus loin possible. Et ça marche ! Je rentre, je m’en fou complètement du mec ! je suis juste shootée aux endorphines, fière de moi : j’ai couru à plus de 7km/h.
Fin Aout, en vacances, j’apprends à sortir de mon petit tour du jardin, bien plat, bien plan-plan. Je courre avec mon père, ai envie d’abandonner à chaque montée, et elles sont nombreuses, mais apprécie les descentes qui délient les jambes, et quelle vue ! Grandiose. Se lever, avaler un jus d’orange et partir faire 5km avec vue sur la mer à 180° pour le dernier km, ça c’est bien commencer une journée. Peu à peu on se rapproche de la date fatidique, et de la distance à parcourir. Pendant mes vacances, je fais du fractionner pour « délier ma foulée » et reprend l’entrainement avec une copine aux jardins à mon retour. Quasiment 6km, quasiment de l’aisance respiratoire tout le long (il fallait bien qu’on se raconte nos bêtises) et 3 tours du jardins bouclés, alors que j’en finissais qu’un seul au tout début.

Et puis nous y voilà, Dimanche 12 septembre. Je suis là, à me lever à 7h30 du matin, pour aller courir avec 22 000 autres nanas ! C’est bien simple, lorsque je descends du métro, je ne vois que des jambes bronzées, fuselées, chaussées de basket ! ça nous change des stiletto !
Sourire. Dossard. Musique. Stress. Photo. L’important c’est de prendre du plaisir. Départ dans 5secondes. Musique. Marée humaine. Je souffre. Je vois mes parents, qui ont fait 200km juste pour venir me voir. Je sourie, accélère.
Quand j’étais petite, vers 10 ans, je regardais mon père faire des marathons, et on allait aux ravitaillements l’encourager. Jusqu’à aujourd’hui, je ne savais pas ce que cela faisait d’entendre son nom crié, de sentir des personnes que l’on aime, mais aussi toute la foule, emportée, qui nous galvanise, nous sublime.
Ravitaillement. 3km. Moitié. Allez. Dur. Mal aux pieds (j’ai une crampes sous le pieds gauche à partir du 4e km…) Je ne peux pas m’arrêter. On continue. Pffff. Dernier Kilomètre. Dernier virage, j’accélère. Je ne sens plus mon cœur dans ma poitrine tellement il tape. Ligne d’arrivée. J’ai envie d’exploser, de lever les bras comme si j’avais gagner la coupe du monde, mais je suis trop fatiguée, je sourie, juste, mais d’un sourire bien large. J’ai réussie mon pari, Ce matin, sous la pluie, les nuages, au milieu de 22 000 nanas, j’ai pris plaisir à courir, sous la tour Eiffel…
Je vous conseille à toute cette expérience unique, que ce soit la course en elle-même, mais surtout ce qu’elle a représenté pour moi : se fixer un objectif, que l’on croit nous même ne pas pouvoir atteindre, et prendre du plaisir à le voir se rapprocher au fur et à mesure, du champs des possible, et l’atteindre…
Je croyais d’abord la faire en 55min, n’imaginait pas pouvoir passer en dessous des 50min, puis, désirait plus que tout faire moins de 45minutes. J’ai fait 44’08. Avec une vitesse moyenne de 8,45km/h. Autant vous dire, que je n’avais jamais couru aussi vite. Je poste une photo sur facebook, et quand je vois toutes les réactions de mes amis, là je sais que je leur ai montré que je pouvais le faire, peut-être même que je les ai impressionné…


Mission accomplie jeune fille… Combien pour l’année prochaine ?
00:06 Publié dans Je raconte ma vie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la, parisienne, jogging, course, à, pied, running, blog, expérience, objectif |
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12.07.2010
Les 5 font la paires...
Je suis malade... Completement barée... Shoesovore. Ce n'est pas une, ni deux, mais cinq paires... en 2 semaines!

ça c'est sûre, je vais pouvoir arrêter de dire à mes collègues "Hannnn mais c'est la muerda*, j'ai rien à mettre sur mes pieds, je tourne avec 1 seule paire, je vais me jeter par la fenêtre**"
Là, quoi qu'il arrive, je suis Chaussée pour l'été!! Allez hop présentation, en rang d'oignon, s'il vous plait : :
- Pour la journée, avec un short bleu Klein, un petit top, mon panama et plein de bracelets aux poignets

Spartiates style python, La halle aux chaussures, environ 29€
- Pour une réunion au boulot, avec un carrotpants et un joli haut à fleur

Nu-pieds, La halle aux chaussures, environ 39€ (très Minelli's style)
- Pour les classiques mariage de cet été avec une jolie robe beige (OMG j'adooooore ces chaussures, je les aimes tellement que j'ai envie de dormir avec) (sinon, oui elles font un peu mal aux pieds, mais ça va... en même temps, on répête après moi : Multibride = mal au pied, c'est pourtant simple)
Salomés nude Zadig et Voltaire, 90€ aux magasins d'usines (au lieu de 270 en boutique)
- Pour une soirée en club avec mes meilleures amis, et une robe noire



Gladiators à talons, La Halle aux chaussures, environ 39€
- Pour si je rencontre l'homme de ma vie avant l'hiver, et qu'il veut m'emmener à Deauville*** (j'ai pas encore imaginer avec quoi les mettre, un jean je pense, ou un mini-short en jean, si d'ici là je perds 5kg!)
Basket Chipie, 29€ en magasin outlet, très bensimon style... Je vais y rajouter des rubans liberty pour les lacets ;-)
Bon voilà, je suis en rehab banquiaire shoesesque, donc n'imaginez pas voir un billet "Dans mon shoesing avant Novembre, ou alors achevez moi!!!!
En même temps, c'est plus pour la place, parce que si vous faites le calcul, ça me fait 230€ les 5 paires, merci les mini prix de la halle aux chaussures : je dis oui à la Halle pour des shoes qu'on ne veux porter qu'un été, ou qui seront portées 5heures en soirée tous les 3 mois! et oui aussi aux marques plus chic pour des chaussures qu'on aimera montrer lors des "événements"!
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*oui je parle espagnole à mes collègues, pour célébrer la victoire de la Jora
** Non, non, je n'exagère jamais!
*** J'ai serieusement dis ça à ma mère lorsque je les ai prise, elle a du penser que j'étais folle
21:54 Publié dans Shoes(addict) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chaussures, mode, shoes, blog, la, halle, aux, zadig&voltaire, chipie, bensimon, minelli |
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23.03.2009
Coeur de pierre
J'ai 23 ans et la première fois que j'ai entendu le nom d'Alain Bashung, c'était il y a 3 semaines, en regardant les victoires de la musique. C'était la première fois et la dernière fois que je le voyais.
Il a fallu qu'il parte pour que je tape "Bashung" dans Deezer. Et je suis tombé sur ça :
"La nuit je mens"
Depuis je l'ai écouté en boucle, 4, 10, 50 fois. Je l'ai eu dans la tête un week end entier. Tellement passionnement, que j'ai réussi à la mettre dans la tête de mon chéri.
Samedi soir, j'arrive chez lui, il avait l'air bizare. Je lui demande ce qu'il a. Il me répond, qu'il a écouté "La nuit je mens", que ça l'a fait chialer comme un gamin qu'on prive de gouter. C'est mignon un mec qui a des sentiements.
Du coup, il a passé la matinée du dimanche (enfin, de 11h à 13h) à la jouer à la guitare (pendant que je lisais le Elle).
C'est beau un mec à la guitare. C'est comme l'accent étranger ou les yeux bleus, ça marche à tous les coups. On croit qu'on résitera, mais nan, on lève les yeux vers lui, et on fond. Comme la guimauve du nounours sous la langue... C'est bon, c'est dimanche avec lui... Du gateau à la banane, l'amour, encore toujours, la chaleur de sa peau, ma main qui caresse sa joue, ses yeux qui m'observent, sa bouche qui me dit que je suis sexy. Du soleil à la baie vitrée qui illumine l'appart. Dolcevita.
Moi je pleure pas comme ça. Moi quand je regarde un film, et que je dis qu'il m'a fait pleurer, c'es que j'ai eu les yeux un peu humides... J'ai meme réussi à m'endormir devant Gran Tornino. J'ai un coeur de pierre... C'est nul.
21:38 Publié dans B.O de ma vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : alain, bashung, la, nuit, je, mens |
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16.06.2008
Tellier, un coup de coeur...
Bon, dans ma dernière note, j'avais magnifiquement mis de la musique, mais tel le boulet que je suis, j'avais pas du tout mis celle que je voulais!
JE voulais te mettre du Sebastien TELLIER.
C'est celui qui a plien de chveux, dans le style Chabal, et qui a représenté la France pour l'Eurovision... là je vous entend rire... alors je rajouterai, écoute au lieu de dire n'importe quoi, et meme que Sebastien, il est le pote des Daft punk (et donc que lui il sait quelle tete ils ont sous leur masque!!!)
D'abord une connue : La ritournelle
La dolce vita :
Et ma préférée (y a pas encore de clip) c'est L'amour et la violence...
mais y a aussi Sexual sportwear et Roche qui sont super bien sur le dernier album "Sexuality"
Je l'écoute en boucle... Il retranscrit tellement bien les sentiments sexuels cette album... le désir, la montée de l'envie, la deception, la mélancolie... rhaaa....
Je vous laisse écouter...
On remercie tous mon "bellatre" 1m85 de muscle et d'uv de m'avoir fait écouter ça, hein? :D
20:56 Publié dans B.O de ma vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sebastien, tellier, la, ritournelle, sexuality |
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