04.05.2009
Lettre pour lui
Chéri,
(Je ne sais pas encore comment t’appeler…)
Je te mentirais si je te dis que ça ne va pas mieux. Je ne pleure plus, j’arrive à manger un peu, à sourire et rire, et même à danser sur de la musique quand je suis dans la salle de bain.
Je te mentirai si je te disais que ce week-end ne m’a pas fait de bien.
Je te mentirai si je te disais que je n’ai plus confiance en moi. J’ai confiance en moi, encore. Et encore plus maintenant, parce que j’avais peur de ne plus savoir exactement aimer. Et en fait tu m’as appris que je savais. J’ai encore plus confiance, parce que je sais que je mérite une belle histoire, encore plus belle que la notre peut être. Que je mérite un homme qui sera fou de moi, qui sera capable de traverser la ville ou le pays pour moi, qui croira en moi, sera fière d’avoir une copine comme moi, et pourra se dire qu’il est bien, juste en me caressant la joue, en remettant mes cheveux derrière mon oreille. Se dire qu’il n’a pas besoin de plus.
Je ne sais pas s’il sera sure. Je ne sais pas si je serai sure aussi. J’aurai peur, comme dans toutes mes relations. Peur de voir que mes pieds reposent un peu sur du sable mouvants, mais que c’est quand même drôlement fun. Peur de ne plus être en sécurité. C’est sure, quand on est seul, on sait sur quoi compter, on ne risque rien. Je veux prendre un risque. A deux. Jouer, perdre peut être, mais tenter.
Très certainement, tu te dis que je suis jeune, et que je peux tester, jouer, me tromper, toi non. Peut être. Ou pas. Quand on joue pour gagner, on est rarement satisfait…
Je te dis ça, parce que j’ai cru ces derniers jours que je ne croirai plus en l’amour. J'y crois toujours. Beaucoup de mes amies m’ont dis que je méritais ça. Je mérite quelqu’un qui prenne le risque avec moi. Quelqu’un qui m’aime.
Je te mentirai si je te disais que je suis guérie. Il y a une semaine, je me trainais jusqu’à chez toi prendre mes affaires. Je me trainais au boulot. Commencer ma journée par pleurer. Dur.
Je te mentirai si je te disais que tu ne me manque pas.
Je te mentirai si je te disais que j’ai besoin de t’écrire cette lettre. Je t’ai encore tous les jours au téléphone. Tu es encore dans ma vie.
Je te mentirai si je te disais que je réalise ce qui m’arrive. J’ai l’impression que tu es juste en voyage, que tout vas bientôt reprendre comme avant, qu’il faut juste que je sois patiente.
Je te mentirai si je te disais que je n’ai pas envie de te voir. Je n’attends que ça. Tu es encore là pour moi. Tu connais encore ma vie et moi la tienne. Je ressens ce manque de contact. Ce manque physique. Ce manque de tes mains sur moi, dans ma nuque, sur ma taille. De tes lèvres sur mon front. De ton regard qui m’apaise.
J’ai cru que j’allais mieux, que je gérais, allait de l’avant et continuait ma vie. Mais je ne contrôle pas ce manque. Mon corps te réclame. Je n’y peut rien. Il te connais, tu le connais si bien. Tu lui sieds. Tu avais les mains juste à la bonne taille pur mes seins…
J’ai passé ma semaine à me dire que je voulais que tu reviennes. Je te mentirai si je te disais que je n’y pense pas. J’ai toujours fantasmé sur le fait de rentrer chez moi. L’ipod sur les oreilles, monter mon étage et voir un homme qui aurait patienté là, au pas de ma porte, m’attendant pour me dire qu’il tenait à moi. Si tu veux revenir, s’il te plait, fait le comme ça, c’est tellement romantique…
Mais, j’ai arrêté de trop me poser cette question. A trop y réfléchir, j’ai peur de voir l’évidence. Maintenant, j’ai juste besoin de tes bras qui m’enserre. J’aimerai sentir ta chaleur dans mon lit, attendre le thé que tu m’apportais le soir. Toutes ces choses que même l’affection que mes amies, aussi géniales soient-elles, et je pèse mes mots, ni que ma famille, aussi douce soit-elle ne peuvent m’apporter.
Malgré les sourires que je fais toutes la journée, tu me manques.
A bientôt Chéri.
xxx
20:33 Publié dans Histoire de mecs, Histoire d'amour | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : rupture, couple, relation, separation, blog |
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28.04.2009
H.E.L.P
Depuis Lundi, je pleure. Depuis Lundi, je me ramasse à la petite cuillère, je me sens vide, morte, j’ai perdue quelque chose, mes repères depuis 6 mois, je l’ai perdu lui.
Dispute, classique, discussion, « Je ne suis pas sure de mes sentiments, il faut mieux qu’on arrête là »
Mal. Je n’ai jamais eu aussi mal. Je sui son équilibre mais certainement pas la femme de sa vie. JE ne comprends pas, j’ai besoin de lui. Je suis mal, mais vous ne le verrai pas trop dans cet article.
Je garde mes mots pour lui.
Alors, si toi aussi tu t’es fais larguée, voici quelques conseils à appliquer.
Leçon #1 : Garder de l’humour et de l’autodérision.
Ce matin, (après avoir mis 30 min, 1 texto et un appel « Bouge-toi ») je suis allé au travail. (Note pour plus tard, dans la mesure du possible, NE PAS se faire larguer un lundi, on doit aller toute la semaine au taf alors qu’on a juste envie de pleurer au fond de son lit) je vois ça dans le métro :

Tu vois, ça m’a presque fait rire, tellement c’était ça. L’humour, toujours.
Leçon #2 : Voir ses amies le plus possibles.
Ses amiEs. Des filles. Qui savent ce que sait de pleurer en retrouvant un ticket de métro ou en entendant un mot dans une phrase. Etre entourée, pour sourire, rire un peu, juste 2 minutes dans la journée, pouvoir pleurer aussi, sans se cacher dans les toilettes du boulot ou derrière des lunettes de soleil (Note pour plus tard n°2, se faire larguer quand il fait beau, pour mettre des lunettes de soleil et avoir l’air moins con dans la rue)
Mes amies sont merveilleuses. Je ne leur dis pas assez. Mes amies proches, et toutes les miss que je connais par ce blog qui lisent mes twitt désespérés quand je n’arrive pas à respirer en me réveillant parce que je ne voudrais pas que ce soir arrivé. Merci.
Leçon #3 : Partir Loin
Mes parents sont dans ma maison dans le sud. Là ou j’étais il y a 20 jours avec lui. JE sais c’est dur, mais j’ai trouvé des billets de train. Je pleurais au téléphone avec la nana de la sncf qu’elle m’en trouve… Je pars à 900km de lui, histoire de m’empêcher de faire ma Josiane. Ou au moins de m’empêcher de faire des missions commando, c’est déjà ça. 3 jours pour souffler. Pleurer. Bronzer (qd même).
JE vais mal et il le sait. Il va mal parce qu’il tient à moi. J’ai envie de lui hurler dessus pour lui dire qu’il fait une connerie. J4ai envie qu’il revienne. Je ne m’étends pas dans le pathos. J’ai peur d’y revenir bien assez vite.
Bisous les filles. J’espère vous avoir fait au moins un peu rire.
19:23 Publié dans Histoire de mecs, Histoire d'amour | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : rupture, conseil, celibataire |
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29.11.2008
Lost
Elle était là, allongée sur le lit en culotte en dentelle et débardeur. Ils s’étaient levés il y a quelques heures à peine. Derrière elle la baie vitré de l’appartement de sa grande tour, quai grenelle, donnait sur tout paris. La vue était magnifique.

Elle était là, comme sorti de « Lost in Translation » de Sofia Copola. Elle n’arrêtait pas de penser à ça, allongé sur son lit, en petite culotte, pour ne pas écouter ce qu’il lui disait. Pour ne pas entendre qu’il lui expliquait qu’il ne supportait pas sa façon d’être, son caractère. Qu’il étouffait de relever chaque intonation de voix qui l’insupportait. Elle pensait au joli film de Sofia Coppola qu’ils avaient vu quelques jours plus tôt, sur ce même lit, mais enlacée. Elle essayait de penser au cadrage et à la lumière qui rendait Scarlett si jolie pour ne pas entendre les mots qui tapait dans sa tête et résonnaient.
Elle était en train de se faire larguer. Mélange de colère, de peine, de violences intérieures.
Elle se lève et sans un mot, traverse l’appartement pour prendre sa douche. Sans s’attacher les cheveux, elle fait couler l’eau chaude sur son corps, sur son visage où un autre liquide chaud y commence lui aussi à y glisser. Ils s’évitent en silence. Rancœur. Elle se prépare. Range ses affaires qu’elle avait laissées chez lui puisqu’elle n’en aurait certainement plus besoin.
Il lui explique qu’il ne veut pas la changer mais qu’il sait qu’il ne supportera pas indéfiniment. Elle répond « Tu attends que je m’en aille ? » Il repart dans des explications pour essayer de donner une raison bancale qui n’existe pas. Le scénario de ce film est décidemment bien mal écrit.
-Lui : ça te saoule pas que je te fasse plein de réflexions, encore hier soir ?
-Elle : …
-Lui : Non ?
-Elle : Non, tu vois, je dois être habituée aux connards dans ton genre.
-Lui : Sors de chez moi !
Sentiment d’étouffement, de vide. D’énervement, elle a envie d’hurler, de pleurer, pourquoi ?? Ça faisait longtemps qu’elle n’avait ressentit ce sentiment de perte. Elle sait que si elle passe le pas de sa porte elle ne le reverra jamais… Elle met ses chaussures, avec énervement, en pensant tout un tas de « Salaud ! » dans sa tète. Attrape son manteau, enroule son écharpe doudou, qui ne la réconforte pas vraiment à ce moment là, et en se relevant, elle le regarde. Il est toujours aussi sexy. Il pourrait effectivement sortir avec tout un tas de filles bien plus jolies qu’elle. Mais elle se dit qu’elle ne mérite pas non plus quelqu’un qui la rabaisse et critique toute sa façon d’être. Quelqu’un qui n’est pas allé plus loin que voit le premier aspect de sa personnalité, il est vrai un peu hautaine. Les yeux pleins de larmes :
-Elle : T‘es vraiment qu’un gros nul !
Il s’approche d’elle. La prend dans ses bras, la serre et lui demandant d’une voix douce de se calmer. Elle se sent si vide, si froide, au milieu de ses grand bras qui la réchauffe. Elle voudrait tellement que ça ne soit pas arrivé. Elle voudrait que rien ne se soit passé et qu’ils aient passé l’après midi à faire l’amour dans le lit devant la baie vitré à la magnifique vue. Elle voudrait que tout s’arrête et juste ressentir ce sentiment si bon d’être dans ses bras. Qu’il ne la lâche pas et la protège comme on protege un enfant ou un objet fragile. Elle se rend compte qu’elle s’était attachée à lui. Elle se sent perdue. Elle voudrait qu’il la serre, encore. Elle voudrait arrêter de pleurer.
La fin de l’après midi s’est plus ou moins bien passé. Ils ont parlé d’autres choses, comme si de rien était. Elle avait le regard dans le vide. Un peu paumée. Lost. Elle n’a pas réussi à relever le coin de ses lèvres pour sourire malgré le fait qu’il l’embrassait en caressant son visage, qu’il passait le dos de sa main sur sa joue et son doigt à la commissure des lèvres pour l’encourager à sourire. Elle avait perdu quelque chose. Elle aurait voulu faire l’amour avec lui, partager un peu de tendresse pour retirer toutes cette peine, mais ils n’avaient pas le temps.
Il est partit bosser. Elle est rentré chez elle, a acheté Virgin suicides en passant chez le vendeur de DVD parce qu’elle aime bien le style de Coppola malgré tout. Et en rentrant elle a écris sa journée.
Elle, c’est moi.
Il ne s’est pas excusé.
19:07 Publié dans Je raconte ma vie | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : rupture, relation, radiohead, videotape, lost, in, translation |
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09.01.2008
voilà...

Voilà... depuis cette après midi, je suis officiellement célibataire...
Msg de Fantomas : il n'est "pas pret à avoir une relation stable"
En meme temps, j'étouffais dans cette relation à sens unique. J'ai passé mon temps accroché à son répondeur depuis samedi, lui laisser une diziaaine de msg et texto pour lui demander (pas tres gentiement, d'ailleurs) de me rappeller car je devais lui parler. Et finalement, il aura eu raison de moi, c'est lui qui a cassé.
C'est ma première ruprture "douloureuse".
Alors je sais, la vie continue, il n'en valait pas la peine, et j'en retrouverai plein d'autre...
Oui, mais quel gachi... ça aurait pu être autrement. Et je sais que je ne le reverrai jamais... ça me rend trste. et je crois que j'ai juste envie d'etre un peu triste avant de repartir...
Loula.
Ps: la note de demain est d'humeur plus joyeuse - préenregistrée- je ne suis pas encore aussi lunatique...
18:35 Publié dans Je raconte ma vie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : rupture, douloureuse, relation, mecs |
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